vendredi 16 novembre 2012
De Jérusalem : la Terre bénie et souffrante
« Non, la nuit n'est pas faite pour les canons. Ni le jour »
Frère France Salesse, capucin,
La nuit n'est pas faite pour les canons !
Hier, j'étais à Bethléem avec un groupe de pèlerins.
Nous avons célébré la messe de la Nativité puis prié à la Grotte des bergers.
Nous avons aussi rappelé qu'apprenant la naissance de Jésus, le roi Hérode, épris de jalousie, a fait tuer tous les enfants à bas âge.En revenant de notre périple à Bethléem, nous apprenons qu'une attaque militaire a eu lieu à quelques centaines de kilomètres d'ici. Les Israéliens ont bombardé la bande de Gaza. Jusqu'à maintenant, 23 morts des deux côtés. Des morts inutiles comme celles des saints enfants Innocents.
Aujourd'hui, à Jérusalem, nous avons entendu des tirs et des coups de feu.
Non, la nuit n'est pas faite pour les canons. Ni le jour.
Ce que le prophète Isaïe a annoncé, le lion habitera avec l'agneau, ce que Jésus a accompli en nous donnant la paix par le sang de sa croix, n'est pas encore totalement réalisé. La PAIX reste encore à bâtir. Et la première crèche où doit s'installer la paix est certainement le coeur humain. On ne peut l'espérer des peuples si elle n'est pas d'abord présente en chacun de nous.
Les anges l'avaient bien dit aux bergers: Gloire à Dieu et paix aux hommes de bonne volonté.
Quelle soit répandue sur toute la terre cette paix qui nous vient du Prince-de-la-paix, le Fils de Dieu, Jésus.
Shalom. !
NDLR : (Frère France Salesse est présentement en Terre Sainte avec un groupe de pèlerins.)
mercredi 14 novembre 2012
Jésus nous invite à l'espérance
Trente-troisième dimanche du temps ordinaire
Fr. Manual Pylee Thachuthara, capucin
Nous approchons de la fin de l’année liturgique. Dimanche prochain, fête du Christ Roi, sera le dernier de cette année où nous avons lu l’évangile de saint Marc. L’Église nous propose des textes qui nous parlent de la fin du monde. Le thème fondamental de l’évangile d’aujourd’hui n’est pas la fin du monde mais l’arrivée du Fils de l’homme qui vient nous sauver. Saint Marc présente d’abord des mauvaises nouvelles: «après une terrible détresse, le soleil s’obscurcira et la lune perdra son éclat...» Les malheurs arrivent et passent, les empires de ce monde prennent de la force puis disparaissent.
jeudi 8 novembre 2012
A même son indigence
Trente deuxième dimanche du temps ordinaire
Fr. Régis Belzile, capucin
J'admire et j'envie parfois les gens qui souscrivent de fortes sommes dans les fondations et dont le nom apparaît dans les catégories privilégiées de donateurs : gouverneurs, mécènes, compagnons, etc. Le musée, l'hôpital, l'orchestre, la société historique, l'université, les collèges, des dizaines de fondations ne cessent d'inventer des mots, des titres, des formules de reconnaissance pour inciter aux dons et être en mesure de simplement poursuivre leur travail.
jeudi 1 novembre 2012
Bien belles histoires à ne pas oublier
Trente et unième dimanche du temps ordinaire
Fr. Clifford Cogger, capucin
La vedette de l’Évangile d’aujourd’hui, ce brave scribe, a probablement été témoin de la guérison de Bartimée dont on a parlé dimanche dernier. La facilité avec laquelle Jésus répond à qui l’implore pousse le scribe à tenter sa chance. Il y a de quoi en effet. Bartimée crie après Jésus qui le regarde tout simplement et lui demande ce qu’il veut : «Fais que je voie»! Jésus, sans faire de longues histoires lui dit simplement : «Vois»! Fou de joie, Bartimée danse et met ses pas dans ceux de Jésus. Amis pour la vie !
jeudi 25 octobre 2012
Mc 10, 46-52
Trentième dimanche du temps ordinaire
Fr. Benny Vincent, capucin
« Jésus, fils de David, aie pitié de moi ! »
Un cri du coeur s'est levé du bord du chemin à Jésus qui était sur la route.
C'était Bartimée, un mendiant aveugle,
qui portait en lui un désir incessant pour la lumière.
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